Qualité suisse, of course

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Date : 18.04.2010 12:31
L’anecdote continue de courir dans les travées et au bord de l’arène: il y a quelques années, impressionnés par les halles de Palexpo, des participants américains à la Coupe du Monde de saut à Genève avait lâchés, admiratifs: «Ces Suisses sont incroyables, ils ont même ajouté un aéroport à quelques centaines de mètres du lieu de concours pour nous permettre d’y accéder facilement avec nos chevaux.» Comme si le CSI avait précédé la construction de Cointrin.

Et non le contraire. Un beau compliment, mi-sérieux, mi-boutade, fait à la qualité des infrastructures, plus spectaculaires encore cette année, puisque c’est la finale que l’on accueille. Une qualité récompensée de manière répétée: Genève domine le podium des meilleures épreuves hippiques indoor.

A quelques heures du dénouement, cette capacité à maîtriser impeccablement l’organisation de ce type d’événements n’est pas l’unique motif de fierté. Quel que soit le résultat définitif, la Suisse se distingue d’ores et déjà par sa sur-représentation, avec six concurrents qualifiés pour l’ultime journée.

La qualité des cavaliers a toujours été et reste un motif d’étonnement. La transmission du savoir, de génération en génération? Sans doute. Un imaginaire équestre lié à la dissolution tardive de la cavalerie militaire? Peut-être. Et cet attachement atavique à la nature, ce trait paysan typiquement helvétique, sans lequel il est difficile d’expliquer une si grande passion. Celle des cavaliers, of course. Et celle d’un public toujours aussi fidèle.

Alain Jeannet

 
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